Sans intérêt
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BENJAMIN GATES - THE BOOK OF SECRETS

Jon Turteltaub (USA 2007 - distributeur : Walt Dysney Sudios)

Nicolas Cage, Diane Kruger, Harvey Keitel, Ed Harris, Helen Mirren

132 min.
2 janvier 2008
BENJAMIN GATES - THE BOOK OF SECRETS

Merci à David Cronenberg, Sean Penn, Ethan et Joel Coen, Ridley Scott, James Gray et à bien d’autres de se souvenir, à chacun de leurs films, que la 7ème discipline est aussi un art.

Ce que semble avoir oublié Jon Turteltaub et Nicolas Cage dans cette nouvelle aventure de Benjamin Gates portée à la tête du box-office américain avec, pour la seule semaine de Noël, un score de 45,5 millions de dollars de recettes !

Sur le podium des entrées, il y en a qui préfèrent la marche de la quantité à celle de la qualité. Il en a toujours été ainsi mais parfois ce constat consterne plus d’habitude.

Parce que les acteurs et les metteurs en scène qui acceptent de mettre en images des films qui percutent le Mach 3 des daubes ne sont pas les seuls à incriminer.

Leur impunité - être à ce point mauvais relève du délit cinématographique - est consolidée par un public à l’enthousiasme qui laisse pantois, furieux et avec, au fond de la conscience, ce sentiment bien connu de Calimero : c’est trop inzuste.

Après avoir été dans « Le trésor des templiers » à la recherche de leur mythique fortune dans un sorte de jeu d’indices dans lequel il convenait de semer le FBI et les autres vilains attirés par les magots en tous genres, Benjamin Gates reprend du service.

Cette fois encore il double sa profession d’archéologue-aventurier (SOS Indiana Jones, il est temps que vous ré-occupiez le terrain) de celle de justicier. Refusant que l’honneur de son arrière-arrière-grand-père soit mêlé à la conspiration qui a conduit au meurtre d’Abraham Lincoln, il part à la recherche des secrtets les mieux gardés du monde….

Ces fameux secrets qui d’Harry Potter au Da Vinci Code n’arrêtent pas de titiller la curiosité des humains même si on leur susurre ou hurle que ceux-ci n’existent pas.

Qu’ils sont un leurre pour les amener à débourser 9 € pour aller voir ce qui est - et ce n’est un secret pour personne - un film avarié.

Dieu pardonnera aux excellents Helen Mirren, Ed Harris, Harvey Keitel, Christopher Plummer d’être de ce navet. Errarum humanum est. (m.c.a)