Communiqué de Presse 01.09.26
18 longs métrages, 24 documentaires, 14 courts métrages et 2 Films Lab sont soutenus par le Centre du Cinéma et de l’Audiovisuel.
Les propositions de soutien avancées lors de la 1ère session 2026 par la Commission du Cinéma ont été approuvées par la Ministre de la Culture Elisabeth Degryse.
3 937 500 euros sont attribués à 58 projets de films qui reçoivent une promesse d’aide à l’écriture, au développement ou à la production. 263 projets de films ont été déposés lors de cette session, soit un taux de sélection de 22,05 %.
18 LONGS MÉTRAGES
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5 longs métrages d’initiative belge francophone sont soutenus à la production.
Avec Baraki, Fred De Loof prolonge les aventures des personnages de la série éponyme : lorsqu’une tumeur au cerveau est diagnostiquée à grand-mère Gisèle, la famille se mobilise pour l’emmener dans le camping de sa jeunesse et lui faire vivre ses meilleures dernières vacances.
Aline Magrez obtient une aide pour Sous silence, son 1er long métrage, thriller mettant en scène une héroïne misophone prête à tout pour préserver l’univers de silence parfait dont elle profite lorsqu’elle entre au service d’Andréa, une pianiste talentueuse.
Les Silencieux de Basile Vuillemin, adaptation de son court métrage du même nom, et récompensé du Magritte du meilleur court métrage de fiction en 2024, est également soutenu.
Pour leur 3ème long métrage, Le vieux marché, Harpo Guit et Lenny Guit proposent une nouvelle comédie ancrée dans le décor du marché du Jeu de Balle où Prosper, qui y est marchand, va tout faire pour obtenir le privilège unique de serrer la main du Roi à l’occasion des 150 ans du lieu.
Enfin, Philippe Van Leeuw reçoit un soutien pour son 4ème long métrage : En Marchant ; drame prenant place sur le front de la guerre en Ukraine.
4 productions d’initiative flamande ou étrangère reçoivent une aide à la production.
Postcard de Karibekov Chingiz et Anthony Nti est soutenu dans le cadre de l’aide à la production CCA-VAF : lorsque Joyce et Raybekah arrivent en Belgique après avoir fui la Libye, elles se confrontent à une réalité cruelle. Entre sororité et trahison, elles découvrent que la liberté promise a un prix.
À l’international, Corte Culebra de Ana Elena Tejera (Panama) revisite l’histoire du Panama et des blessures laissées par la dictature et l’ingérence américaine, tandis qu’avec Jeudi moins le quart, Sofia Djama (Algérie/France) dépeint la dictature algérienne sur un ton de comédie assumé à travers le portrait de Goussam, jeune femme forcée d’avorter clandestinement, et de ses deux amis Cherifa et Riad, censés l’aider dans cette entreprise.
Festina lente de Carlos Villafaina Pelaez (Espagne) est également soutenu. On y suit David, un professeur de musique contraint de prendre en charge, à la mort de leur mère, son frère jumeau Amador atteint de paralysie cérébrale. Le film explore la façon dont cet événement va les amener à se rapprocher et leur apprendre à prendre soin l’un de l’autre.
3 œuvres sont soutenues au développement.
Melissa Seker obtient un soutien pour Nice White Lady, un film qui s’empare du passé colonial de la Belgique pour explorer, de l’intérieur, l’aveuglement d’une femme de colon à l’aube de l’indépendance. Deux seconds longs métrages en développement sont également aidés : dans Train de nuit, Delphine Girard s’attache, le temps d’une nuit, à un groupe de jeunes en voyage scolaire et pose un regard sur l’adolescence et la confusion des sentiments qui la caractérise ; tandis que Paloma Sermon Daï poursuit son exploration de la famille comme lieu d’enfermement et d’émancipation avec Bijou en vrai. Elle y dissèque le quotidien d’une mère au foyer influenceuse dont l’univers va s’effondrer lorsque son mari la quitte, faisant voler en éclat la vision de la famille parfaite renvoyée sur les réseaux.
Côté écriture, 6 projets bénéficient d’un soutien.
Parmi ceux-ci, le nouveau projet de Laura Wandel, Le soleil tombe sans un bruit, qui s’intéresse à l’histoire de la sœur de Mozart, elle aussi virtuose, mais que les convenances de l’époque ont empêchée de jouer en public. C’est également d’une artiste dont il est question dans Poldoski de Frédéric Fonteyne, qui dresse le portrait de Sophie Podolski, jeune poétesse et dessinatrice incandescente des années 70. Christophe Rolin obtient quant à lui une aide pour Yama et Sidiki, dans lequel il questionne la possibilité d’aimer et de faire famille lorsqu’on est marqué par l’exil.
Ismolène et Chipolata (animation) de Xavier Vairé, Les derniers soleils de Gaspard Le Dourner et Rê de David Noblet, sont également soutenus.
24 DOCUMENTAIRES
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6 documentaires de création d’initiative belge francophone reçoivent une aide à la production.
Une sélection qui se distingue par la diversité des regards proposés : dans Je fais de mon mieux, Dominique Henri explore tout en justesse les troubles de l’apprentissage dans le contexte scolaire, Marc-Henri Wajnberg nous emmène à Kinshasa dans un face-à-face radical qui donne la parole à des jeunes filles vivant dans la rue dans Portraits que l’on ne veut pas voir, tandis qu’avec Les révolutionnaires ne meurent jamais, le réalisateur et archiviste palestinien Mohanad Yaqubi fait parler les archives de l’œuvre de la cinéaste Jocelyne Saab pour questionner le cinéma comme outil de résistance et lieu de mémoire.
Le Royaume de Samira Hmouda dresse le portrait d’un monde en quête de réinvention à travers le regard porté sur une gigantesque décharge à ciel ouvert en périphérie de Dakar. Ici, la réalité de ceux qui y vivent et y ont bâti une économie de la débrouille côtoie le mystique, tandis que la fermeture annoncée du site fait vaciller cet écosystème.
Deux projets reçoivent également une aide après réalisation : La zone de faille de Stéphanie Roland, qui ancre son récit autour de la faille de San Andreas en Californie et la menace permanente qu’elle représente pour les habitants de la région, et Survivre de Delphine Noels, dans lequel la réalisatrice, disparue en avril dernier, fait le récit de sa rencontre avec Ahmed Almoghrabi, chef du département de chirurgie de l’hôpital Nassar à Gaza et co-réalisateur du film.
5 projets sont soutenus au développement.
Lionel Scailteur et Clara Diet proposent avec Éveil un carnet intime et réciproque dans lequel ils se filment mutuellement alors que l’une a débuté un sevrage à l’héroïne et que l’autre va fêter ses 20 ans de sobriété. Im(Monde) de Roberto Verde et Géraldine Py, récit souterrain sous forme d’enquête éthologique, nous immerge quant à lui au cœur d’une société méconnue : celle des rats qui peuplent les entrailles de Bruxelles.
Dans Work like a slave to live like a queen, Muna Traub interroge la notion d’« excellence noire » que son père lui a transmise durant l’enfance. À travers la découverte des objets laissés par celui-ci au moment de son divorce et de son retour au Libéria, elle revient avec pudeur et sensibilité sur sa vie et ses rêves inachevés.
Sous forme d’un essai cinématographique, Composing de Katy Lena Ndiaye questionne la décolonisation et explore les conditions d’un cheminement vers un universel renouvelé à partir de réflexions personnelles de la réalisatrice.
Enfin, Bruno Tracq offre une immersion dans unité de secours au coeur des Alpes dans Apprendre à sauver. Le film suit le parcours d’apprentissage d’un jeune aspirant intégré à un groupe de secouristes de haute montagne.
10 documentaires d’initiative belge francophone sont également aidés à l’écriture ainsi que deux documentaires d’initiative étrangère soutenus à la production et un projet aidé dans le cadre de l’aide à la production CCA-VAF.
14 COURTS MÉTRAGES
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12 courts métrages d’initiative belge francophone sont aidés à la production.
Des projets portés par des thématiques et des genres variés : de la comédie à l’animation jeune public en passant par le drame et le coming-of-age.
Parmi eux : La Veine du Monde, de Baptiste Guiard, offre un regard délicat sur notre société de consommation et les déterminismes sociaux, On t’a vu Alain, de Salomé Crickx, propose une plongée dans l’univers méconnu de la figuration et Winter Express, de Selma Alaoui et Bruno Tracq, projet empreint de réalisme magique, conte l’histoire d’une rencontre en pleine tempête de neige au cœur de la montagne. C’est également d’une rencontre dont il est question dans Remplir la piscine de Marie Chauderlot, projet délicat qui dessine tout autant la rencontre entre deux jeunes filles qu’entre deux mondes très différents.
Le quatrième cœur de Christophe Alessi se penche sur la question du harcèlement scolaire et ses conséquences tandis qu’avec Lâchez les chiens, Coline Potier fait le récit de Valerian, adolescent malentendant qui fuit l’IPPJ où il est incarcéré. Mon copain croco de Margot Reumont et Gaëtan Doremus, film d’animation jeune public adapté du travail de bédéiste du co-réalisateur, développe quant à lui une histoire d’amitié entre un crocodile et un prince vivant dans l’ombre des exploits héroïques de son père. C’est enfin d’héritage familial et de vocation dont il est question dans Mécano de Sophia Markatatos et Screwjob de Tallulah Farquhar qui nous plongent respectivement dans l’univers de la mécanique automobile et du catch féminin.
La maison de Ezra (animation) de Nicolas Gemoets, Le bruit intérieur des choses d’Alice Khol et Tic tac tic tac de Léone François et Lionel Delhaye obtiennent quant à eux une aide après réalisation.
2 courts métrages d’initiative étrangère sont également soutenus : Ginger January d’Anastasiia Solonevych et l’animation K.O Party de Jean-Christophe Lie.
2 FILMS LAB
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Deux films Lab sont aidés à la production : Le Dernier Homme de Bleunuit et The Colour of Our Time de Hayder Helo Al Lamey, soutenu dans le cadre de l’aide à la production CCA-VAF.
Liste compléte des films aidés voir la version web
http://r.fwb.sgam.be/mk/mr/sh/SMJz09SDriOHWoLpLeA7r1doAXvl/gg437jNnzs6r
CONTACTS
Cabinet Élisabeth Degryse
Marc Debont | porte-parole | marc.debont@gov.cfwb.be
Nico Patelli | attaché de presse | nico.patelli@gov.cfwb.be
Commission du Cinéma
Thierry Vandersanden | thierry.vandersanden@cfwb.be
Centre du Cinéma et de l’Audiovisuel (presse)
Julia Eskander & Romane Pangrazzi | communication-cca@cfwb.be
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